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Amaury Rose : combativité, fierté nationale et ambition pour Alanya
Par Rédaction Union Vrede FC10 octobre 2026
Il hésitait à poser le pied sur le sable. Aujourd'hui, il porte les couleurs nationales belges et prépare la World Winners Cup avec l'Union Vrede. L'histoire d'Amaury Rose est celle de la persévérance, de l'apprentissage continu et de moments qui valent bien plus qu'un simple but.
En 2022, Amaury évoluait au FC Genappe lorsque Louis Segers l'a invité à essayer le beach soccer. En raison de blessures antérieures aux chevilles, il ne faisait pas totalement confiance à cette surface instable.
Pourtant, il s'est laissé convaincre.
Un seul entraînement a suffi pour déclencher le déclic. Le spectacle, les gestes acrobatiques et les opportunités offertes par ce sport l'ont immédiatement séduit. Depuis lors, le sable ne l'a plus jamais quitté.
Un but devenu une histoire de famille
Demandez à Amaury son plus beau souvenir et il vous emmènera à Nazaré.
Son père y officiait pour la première fois en tant que coach de beach soccer. Le jour de l'anniversaire de ce dernier, Amaury a inscrit un but qu'il a pu fêter avec lui et lui dédier.
Un an plus tôt, il avait déjà marqué le jour de l'anniversaire de son père. Mais cette fois-ci, son père était présent.
Son premier but pour la Belgique a également pris une signification toute particulière. Face à Malte, il a dévié une frappe de Vincent Depotbecker au fond des filets. Son frère avait prédit qu'il marquerait. Amaury a pu lui dédier ce but face aux caméras.

Un rêve national, un défi collectif
Enfant, il rêvait de représenter la Belgique, avec Eden Hazard pour idole. Ce rêve est devenu réalité sur le sable du beach soccer.
Porter le maillot national est pour lui un honneur qui exige engagement et respect.
À l'Union Vrede, Amaury apporte cette même combativité. Capable d'évoluer tant en attaque qu'en défense, il reste avant tout un joueur désireux d'apprendre. Il pose également un regard lucide sur l'équipe : il reste encore beaucoup de travail, mais la hargne collective et le mélange d'expérience et de jeunesse constituent un socle solide.
Pour Alanya, son approche est claire : match par match. Sortir d'abord de la phase de groupes, puis aller le plus loin possible.
Entre dévouement sur le sable, fierté pour son pays et souvenirs impérissables : faites connaissance avec Amaury Rose.

L'interview complète d'Amaury Rose
1. Peux-tu te présenter brièvement et nous en dire un peu plus sur toi ?
Je m'appelle Amaury Rose, j'ai 26 ans et je travaille dans le bâtiment.
Pendant mon temps libre, je joue au football, au futsal et bien sûr au beach soccer.
2. Comment as-tu découvert le beach soccer et qu'est-ce qui t'a donné envie de pratiquer ce sport ?
En 2022, alors que je jouais en troisième provinciale au FC Genappe, j'ai découvert le beach soccer grâce à Louis Segers, un joueur avec qui je fais du foot. Le club avait aménagé un terrain et Louis m'a proposé d'essayer. Je n'étais pas du tout chaud, car j'avais déjà eu pas mal de blessures aux chevilles et j'avais peur de l'instabilité du sable.
Finalement, il a réussi à me convaincre de tenter le coup. J'ai tout de suite mordu, parce que c'est spectaculaire et qu'on peut tenter des gestes acrobatiques incroyables. Depuis ce jour, je n'ai plus quitté le sable !

3. Dans quelles équipes as-tu évolué jusqu'à présent ?
J'ai commencé dans l'équipe de l'académie de David Mames, où j'ai joué pendant deux saisons. Ensuite, j'ai disputé une saison au FC Genappe. J'ai ensuite rejoint la Zone 14, créée par Tanguy Hanon avec quelques joueurs qui s'entraînaient régulièrement toute l'année.
Enfin, j'ai rejoint l'Union Vrede, où j'ai pour l'instant joué une saison.
J'ai également eu l'occasion de participer à des tournois à l'étranger avec l'ES Braine et le RFC Perwez.
4. Comment décrirais-tu ton style de jeu et ton rôle sur le terrain ?
Je me décrirais comme un joueur combatif qui ne lâche rien et qui aime apprendre pour progresser. J'ai déjà joué en tant qu'attaquant et défenseur. Je me sens bien aux deux postes, mais j'ai encore beaucoup de progrès à faire pour devenir un bon joueur.
5. Quel est ton plus beau souvenir en beach soccer jusqu'à présent ?
J'en ai quelques-uns, mais vivre un tournoi à Nazaré avec mon papa, qui coachait pour la première fois en beach soccer, et marquer le jour de son anniversaire, a été quelque chose de très fort et de symbolique pour moi.
L'année précédente, j'avais déjà marqué le jour de son anniversaire. Mais cette fois-ci, j'ai pu fêter ça avec lui et lui dédier le but ! C'est un moment inoubliable !
6. Que représente pour toi le fait de défendre les couleurs de l'équipe nationale belge ?
Depuis tout petit, je rêvais de représenter la Belgique. Au départ, je pensais au football, avec Eden Hazard comme idole. Finalement, je représente la Belgique en beach soccer et je le fais avec fierté.
Malgré les difficultés que l'on peut rencontrer, porter le drapeau de son pays sur le cœur reste très symbolique.
C'est un honneur. Il faut le respecter et se battre pour lui !

©BelgiumBeachSoccer-CyrilKindt
7. Quel match ou quel moment avec la Belgique t'a le plus marqué ?
Mon premier but contre Malte, lorsque j'ai dévié un tir de Vincent Depotbecker.
C'était spécial, parce que je ne suis pas un grand buteur et que j'ai toujours du mal à marquer. Mon frère m'avait lancé un défi en me disant que j'allais marquer. J'ai donc pu relever ce défi et lui dédier le but face aux caméras.
8. Comment es-tu arrivé à l'Union Vrede et qu'est-ce qui t'a convaincu de rejoindre notre projet ?
Je jouais à la Zone 14 quand le président de l'Union Vrede est venu nous voir pour discuter.
L'idée était de développer l'Union Vrede sur base de ce qu'on faisait à la Zone 14 de Tanguy, mais avec plus de moyens et le soutien d'un comité.
Le projet m'a semblé intéressant, alors j'ai franchi le pas.

©BelgiumBeachSoccer-CyrilKindt
9. Comment as-tu vécu les succès de l'Union Vrede cette saison, en Belgique et sur la scène internationale ?
Personnellement, j'avais des sentiments mitigés. Mais pour le club et le président, c'est un très bon début de projet, qui permet de se faire progressivement un nom.
10. Selon toi, quelles sont les principales qualités de notre équipe et quels aspects devons-nous encore améliorer ?
Nous avons encore beaucoup de travail. Je dirais : un peu de tout, sans trop entrer dans les détails.
Une des forces de l'équipe pourrait être sa combativité collective. Et peut-être aussi le mélange d'expérience et de jeunesse au sein du groupe.
11. La préparation officielle a débuté le 13 septembre. Sur quoi l'équipe doit-elle principalement travailler pour être prête pour la World Winners Cup à Alanya ?
Je pense que nous devons travailler sur plusieurs points essentiels, comme le jeu collectif, la cohésion de groupe, la condition physique et surtout nos bases techniques.
12. Quelles sont tes attentes ainsi que tes ambitions personnelles et collectives pour cette compétition ?
Personnellement, je prends les choses match par match. Sortir de la phase de groupes serait un premier objectif.
Ensuite, aller le plus loin possible, tout en respectant les consignes du coach et en montrant de belles actions pour prouver que le beach soccer belge a de beaux atouts à faire valoir.

13. Quel adversaire ou quel type de défi aimerais-tu relever à Alanya ?
J'aimerais beaucoup jouer contre Be Martins. Ce serait fantastique. J'admire ses matches et j'essaie d'apprendre en le regardant jouer. Même si nous n'avons pas le même profil, cela reste un modèle.
14. Quel message souhaites-tu adresser aux supporters de l'Union Vrede avant cette grande aventure ?
J'espère que nous serons à la hauteur de vos attentes et que nous atteindrons les objectifs du club. Et que les supporters de l'Union Vrede, quoi qu'il arrive, resteront derrière nous pour que nous ne fassions tous qu'un !

